Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un financement de plus de 214 millions de dollars pour l’achèvement d’un important corridor routier reliant trois pays de la Corne de l’Afrique

Le Fonds africain de développement apporte un appui financier décisif pour l’achèvement du projet routier transformateur entre le Soudan du Sud, Djibouti et l’Éthiopie.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 3 décembre 2025 à Abidjan, un financement de 214,47 millions de dollars américains pour mettre en œuvre la deuxième phase du Projet de corridor de transport entre le Soudan du Sud, l’Éthiopie et Djibouti.

L’appui financier est composé de plusieurs dons du Fonds africain de développement, son guichet de prêts à taux concessionnel : un don de 181,5 millions de dollars à l’Éthiopie et un autre de 29,71 millions de dollars à Djibouti. Le Soudan du Sud bénéficiera d’un don de 1,96 million de dollars du Fonds et d’un autre de 1,30 million de dollars de la Facilité d’appui à la transition, un mécanisme du Groupe de la Banque destiné aux pays faisant face à la fragilité.

La nouvelle phase du projet prévoit notamment, en Éthiopie, la construction d’une voie express de 67 kilomètres et l’installation de systèmes de transport intelligents. À Djibouti, les travaux concerneront la réfection du tronçon Dikhil-Mouloud (18 kilomètres). Le au Soudan du Sud entreprendra de son côté, la mise à jour des études visant à moderniser 280 kilomètres de la route Kapoeta-Boma-Raad. L’amélioration des routes d’accès – 50 kilomètres en Éthiopie et 15 kilomètres à Djibouti – fait également partie du périmètre du projet.

Le projet prévoit aussi des actions de renforcement de capacités dans les trois pays. En Éthiopie, le projet permettra de construire et d’équiper un centre d’enseignement et de formation techniques et professionnels dans l’automobile dans la région Afar. En outre, 300 femmes et jeunes recevront une formation sur l’entrepreneuriat (planification commerciale, gestion financière, marketing, innovation et leadership) et sur les pratiques techniques liées à l’agro-industrie. Un programme de stages à l’intention de dix ingénieurs (dont cinq femmes) sera organisé à Djibouti. Enfin au Soudan du Sud, le projet appuiera le ministère des Routes et des Ponts, ainsi que l’Autorité routière à renforcer les capacités institutionnelles et humaines et dans la gestion de projet.

« Le corridor de transport entre le Soudan du Sud, l’Éthiopie et Djibouti est un vecteur essentiel de développement, car il permettra de réduire les coûts de transport, d’améliorer la connectivité avec les ports de Djibouti pour les pays enclavés, de relier les zones de production aux marchés régionaux et continentaux, de dynamiser les  flux commerciaux, de faciliter la circulation transfrontalière des biens et des personnes et de renforcer les chaînes de valeur agricoles et de l’élevage, dont dépendent fortement la plupart des communautés riveraines du corridor », a déclaré Mike Salawou, directeur des Infrastructures, des Villes et du Développement urbain, à la Banque africaine de développement.

Source : BAD